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Blog de voyages : réflexions pour la construction d'un monde meilleur

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Les médias dominants à la botte du pouvoir - ACRIMED

Alors que depuis quelques jours une surenchère verbale du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin discréditant et délégitimant l’opposition de gauche dans toutes ses composantes, se déploie publiquement, Soumaya Benaissa reçoit Pauline Perrennot journaliste et co-animatrice de l’observatoire des Mediaş Acrimed, à l’occasion de la parution de son livre « les médias contre la gauche » (éditions Agone).

L’occasion de revenir au cours de cet entretien sur la manière dont la gauche se retrouve exclue, éclipsée du paysage de l’information contemporain, un paysage gangréné par le storytelling et la communication.

L’absence d’indépendance, l’ultra concentration qui structure désormais le champ journalistique mais surtout l’effondrement du journalisme politique en particulier, qui a pour corollaire l’explosion des journalismes de cour, de classe, de préfecture et de dédiabolisation contribuent ainsi à écraser et marginaliser les voix dissidentes au détriment du pluralisme et du débat démocratique.

 

Plus d'infos :

=> Le livre Les médias contre la gauche de Pauline Perrennot

Les médias dominants à la botte du pouvoir - ACRIMED

 

Cet essai est le procès d’une absence, celle de la gauche, reléguée au second plan de l'information médiatique. L’autrice analyse la façon dont le débat public a été verrouillé par les médias dominants, qui ont redoublé d’efforts pour bipolariser les champs politique et journalistique autour des figures d’Emmanuel Macron, de Marine Le Pen et de leurs thématiques sécuritaires et économiques.

Fondé sur une documentation précise, l'ouvrage retrace l’effondrement intellectuel du "journalisme politique", qui a perdu tant en substance qu’en consistance, laissant le storytelling remplacer l’information. L’autrice aborde notamment le traitement des différents projets de réformes par les chefs-lieux éditoriaux, souvent transformés en SAV du gouvernement...

S’appuyant sur l’émergence de la com’ comme cadre politique et journalistique, Pauline Perrenot (Acrimed) dévoile le monopole absolu de la pensée libérale dans les médias et l’imbrication de la profession avec le monde patronal.

Un président créé de toutes pièces par les médias, la croisière journalistique de l’extrême droite, des emballements réactionnaires qui ponctuent les séquences des chaînes d’information... drôle d’état que celui de la presse dans l’Hexagone. Pauline Perrenot s’appuie sur le traitement des thèmes qui ont "fait" l’actualité : maintien de l’ordre, sondages, loi sécurité globale, gilets jaunes, violences policières, émergence de Zemmour.

 

=> Acrimed, c’est quoi ?

Acrimed (Action-Critique-Médias) s’est constituée comme une association-carrefour : elle réunit des journalistes et salarié·e·s des médias, des chercheurs·ses et universitaires, des acteurs·rices du mouvement social et des « usagers » des médias.

Observatoire des médias né du mouvement social de 1995, dans la foulée de l’Appel à la solidarité avec les grévistes, Acrimed cherche à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d’une critique indépendante, radicale et intransigeante.

Acrimed est une association d’intérêt général à but non lucratif, fondée en 1996. Elle poursuit plusieurs objectifs :

  • Informer. Informer sur l’information (sur son contenu et sur les conditions de sa production), sur les médias, sur les journalismes et les journalistes, grâce à la mise en commun de savoirs théoriques, de savoirs professionnels, de savoirs militants.
  • Contester. Contester l’ordre médiatique existant, sa concentration, sa financiarisation, la marchandisation de l’information et de la culture, l’anémie du pluralisme et du débat politique, l’emprise des sondages (et des instituts qui en font commerce), les connivences, les complaisances, l’implication des entreprises médiatiques dans la contre-révolution néolibérale… Contester également celles et ceux qui dominent et perpétuent un ordre médiatique qui, en l’état, est tout sauf le pilier d’une véritable démocratie.
  • Mobiliser. Mobiliser et se mobiliser avec toutes les forces disponibles (partis, syndicats, associations…) pour construire un véritable front de lutte à la mesure des enjeux. La question des médias est une question politique essentielle, elle doit le devenir ou le redevenir, et doit faire l’objet d’un combat politique.
  • Proposer. Proposer des transformations en profondeur des médias. Si un autre monde est possible, d’autres médias le sont aussi. Et pour qu’un autre monde soit possible, d’autres médias sont nécessaires. C’est pourquoi Acrimed s’efforce d’élaborer des propositions, précises et concrètes, qui font l’objet d’un débat toujours ouvert au sein de l’association et avec nos partenaires.

 

Quel financement ?

L’action de l’association Acrimed repose avant tout sur la générosité de ses adhérent-e-s et soutiens. Le reste des recettes provient des abonnements et des ventes de la revue trimestrielle Médiacritiques, et de la boutique en ligne.

Acrimed ne perçoit aucune subvention et n’a pas recours à la publicité. Le choix a été fait d’un site gratuit, accessible sans condition.

Acrimed compte trois salarié·e·s à temps plein : deux au secrétariat de rédaction, un au secrétariat administratif. Les actions et publications de l’association reposent en grande partie sur l’engagement bénévole de ses adhérents et adhérentes.

 

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